Farewell, Gotham City

Serait-ce déjà la fin de ce (oh combien savoureux) blogue ? Du moins, pour le moment. Je suis de retour plus tôt que prévu, dû à des forces plus grandes et plus occultes que moi : les douanes américaines. Cela dit, comme mon forfait cellulaire aux États-Unis se terminait le jour de mon départ, j’ai pu faire quelques économies. Faut voir du positif dans les petites choses. 

Depuis mon dernier billet, une semaine s’est écoulée. Une semaine qui s’est conclue par le très attendu 2e volume des aventures de mon chat Cooper en voiture. J’y reviendrai plus loin. Samedi dernier, j’ai organisé une “soirée whisky” avec Alex, Renée, Heather, Ross, Rahul et son amie Katie à mon appartement. On se rappellera (ou pas) que j’avais apporté une bouteille de whisky à NY en janvier. Incidemment, la lampe du salon arborait fièrement les mêmes couleurs. Comme je n’avais pas bu toute la bouteille et que je ne voulais pas la rapporter à Québec, j’ai eu l’idée d’organiser une soirée festive chez moi, histoire de la terminer. J’avais aussi acheté tout le nécessaire pour faire des Old Fashioned grandioses, notamment un Dutch’s Colonial bitters, produit à New York. Il devait pleuvoir abondamment cette soirée-là, mais nous avons tout de même pu profiter de la cour arrière un bon moment avant que les premières gouttes se fassent sentir. 

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Le lendemain, il faisait très beau et chaud, alors j’ai décidé d’aller rejoindre des amis à Rockaway beach. C’est une belle plage située au sud-est de Long Island, passé l’aéroport JFK. Comme l’été n’est pas officiellement commencé, il n’y avait presque personne alors c’était très tranquille. Mais on m’a dit qu’en été, comme on peut s’y rendre en métro (même si c’est loin), l’endroit se remplit assez rapidement. 

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Pendant ma dernière semaine, je me suis promené dans les environs d’Union Square, où j’ai acheté quelques souvenirs et cadeaux. Je suis retourné à la librairie Strand, mais également dans le magasin juste à côté, qui enchanterait tout geek qui se respecte : Forbidden Planet. Le lundi après-midi, j’ai également rencontré un professeur à NYU avec qui j’ai pu discuter de mon projet de thèse. En janvier, j’avais ciblé quelques professeurs que je désirais rencontrer afin d’alimenter mes réflexions. Plusieurs ont répondu à l’appel, même si quelques-uns travaillaient à l’étranger pour la session (à Abou Dabi, genre, l’un des campus satellites de NYU). Le mercredi, je me suis rendu à Flushing Chinatown, au bout de la ligne de métro 7, dans Queens. On m’avait dit que c’était bien moins touristique que le Chinatown de Manhattan, près de Canal Street. Et en effet, j’ai été dépaysé. J’avais vu sur Yelp un magasin de thé. Ça m’a pris un bon moment avant de le trouver, car il était au fond d’un couloir et il fallait passer au travers d’une autre boutique avant d’y arriver. C’était un endroit surprenamment fancy, où on pouvait également se procurer des théières et des meubles importés hors de prix. Je suis aussi passé dans une pâtisserie et dans une sorte d’épicerie chinoise, où j’ai acheté des trucs qui semblaient être des infusions. Je n’y ai pas encore goûté… J’ai aussi vu, dans une cour arrière, la voiture de Gatsby.

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C’est aussi dans Flushing où j’ai assisté live à un événement traumatisant. Un groupe d’hôtesses de l’air asiatiques se rendait à l’hôtel. L’une d’elles a trébuché est tombée, face première, sur le trottoir. J’ai vu des morceaux de dents sur le sol. Je me suis arrêté, essayant de proposer mon aide, mais les autres hôtesses ont entouré la malchanceuse pour l’emmener dans l’hôtel. Ça m’a rappelé un événement semblable, qui est arrivé à une de mes amies alors qu’elle marchait, mains dans les poches, à Québec. La morale : quand vous tombez par terre, mieux vaut avoir les mains en sang que plus de dents.

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Cet événement traumatique m’en a rappelé un autre, qui est survenu en début de semaine, avant la rencontre avec mon professeur. Il pleuvait abondamment et je marchais sur une artère très achalandée. Sur le trottoir, je vois un homme couché par terre, immobile (ou bougeant très peu). Après ma surprise initiale, je me suis dit qu’il se réchauffait probablement sur la grille d’aération du métro (on voit beaucoup de sans-abri à New York faire ça), ou bien il était saoul… J’ai traversé la rue pour me rendre à mon rendez-vous, mais je me suis soudainement arrêté. Quelque chose de troublant m’a frappé : clairement, il faisait trop chaud pour qu’il se réchauffe sur la grille du métro, et il n’avait pas l’air d’un sans-abri alors il avait peut-être eu un malaise. Cela dit, personne ne s’arrêtait pour l’aider. Tout le monde le contournait ou l’enjambait, y compris moi… Quand je me suis retourné pour voir ce qui se passait, il n’était déjà plus là. Soit il s’est relevé seul, soit quelqu’un a eu la décence de lui donner un coup de main. Ça m’a profondément dérangé, et après en avoir parlé à quelques personnes, on en est arrivé à la même conclusion : dans une ville aussi peuplée que New York, on croise tout le temps tellement de gens, on se fait bousculer, interpeller, demander de l’argent par n’importe qui et de n’importe quelle façon, insulter, quasiment cracher dessus si on ne regarde pas où on va… les automobilistes et les taxis klaxonnent longuement et de façon agressive en tout temps et on aperçoit plusieurs personnes dormir dans les parc et sur les bouches d’aération du métro. À un certain moment, on se fait une sorte de carapace d’insensibilité pour être capable de fonctionner au quotidien dans cet environnement hyper-métropolitain. 

Alors oui, New York est une ville géniale, magique, enivrante. Mais quand on y vit pendant plusieurs mois, on voit les mauvais côtés également. C’est une ville où les contrastes sont incroyablement marqués. Évidemment, je ne veux pas non plus généraliser, et ce n’est certainement pas tout le monde qui va t’ignorer si tu as une baisse de pression soudaine et que tu t’évanouis sur Madison Avenue. 

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Sur une note plus positive, la veille de mon départ, je suis allé manger au resto The Runner, près de chez moi, avec Alex, Jessie et Hugo. C’était bon mais un peu cher pour ce qu’on a mangé. Le lendemain matin, Hugo avait quelques boîtes à entreposer, alors on a utilisé ma voiture pour se rendre sur Flatbush avenue. On en a profité pour faire un “test drive” avec Cooper dans la voiture. On se rappellera que lors de mon départ pour Brooklyn, le chat avait abondamment poopé et uriné. Il fait ça chaque fois qu’il est dans sa cage en voiture. Pour éviter qu’il récidive, je l’installe dans sa cage sur le siège arrière et soudainement, on sent une effluve de poop. C’était au moins ça de fait. De retour à l’appart, je nettoie la cage, libère le chat une dernière fois avant le départ, et je vais bruncher pas très loin. Vers 12h30, la voiture est bien remplie avec tous mes effets personnels. J’installe Cooper à côté de moi, sur le siège passager. Juste avant d’emprunter le Manhattan Bridge, je regarde dans la cage et je vois un petit spot de pisse sur le pee pad. Heureusement, ce truc absorbe bien le liquide et devrait dégager une odeur de thé vert. Je me demande encore si les concepteurs du tapis absorbant ont déjà senti du thé vert… 

La route s’est très bien passée, même s’il pleuvait abondamment par moments. Aux douanes canadiennes, on me demande si je rapporte un important montant d’argent au Canada (j’aimerais bien, mais je suis dans le rouge monsieur) puis on me laisse rentrer chez moi. Peu avant de traverser le pont Pierre-Laporte, Coop pisse à nouveau, mais à côté du tapis absorbant. Il tourne dans sa cage, histoire de s’en mettre bien partout. Lui qui avait été si tranquille pendant tout le trajet. Arrivé à l’appart, je donne un bain au chat. Mon séjour se termine comme il a commencé.

Je garde de très bons souvenirs de mon séjour à Gotham. J’ai rencontré des gens que je considère de très bons amis et j’ai vécu dans une ville où tout est tellement cher, mais où on trouve de tout, en tout temps. Je crois avoir bien profité de mon séjour, tout en étant relativement productif sur le plan de mon projet de thèse. 

Je me suis demandé si New York est une ville dans laquelle je pourrais vivre pendant plusieurs années. J’imagine que si j’avais un emploi motivant, un bon groupe d’amis et un appart cool (j’avais “techniquement” ces trois éléments lors de mon séjour, même si je n’étais pas officiellement employé), ça serait une possibilité, mais j’aurais quand même besoin de prendre des pauses pas moments et sortir de la ville. 

Alors à suivre, peut-être…!

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De la visite pour le weekend

La première fin de semaine de mai, on a eu de la visite à Brooklyn. D’abord, comme c’était l’anniversaire de mon amie Anne-Sophie, son mari Nicolas lui a offert un voyage surprise à NY. Ça se prend bien quand même comme cadeau. La même fin de semaine, Catherine et Ariane sont venues chez nous. Mon plan était d’essayer de voir tout le monde de façon à peu près égale et le tout s’est avéré relativement équitable. Le jeudi soir, je suis allé chercher Catherine et Ariane à Penn Station. On est allés à l’appart directement, car les Canadiens sont en séries alors on a regardé ça en mangeant du chinois et en buvant de la bière.

Le lendemain après-midi, Nicolas et Anne-Sophie sont arrivés de Toronto et on a pris une bière rapide à Putnam’s avant qu’ils aillent voir le fantôme de l’opéra. J’ai soupé à l’appart avec mes colocs, puis, plus tard en soirée, j’ai rejoint Alex, Nico et Anne-Sophie au bar The Great Georgianna. C’était festif et on est rentrés assez tard, mais faut bien fêter les retrouvailles ! Nico était super enthousiaste et s’exclamait constamment « c’est génial! ». Génial est un euphémisme pour décrire la fin de semaine qu’on a tous passée!

Le samedi matin, avec Cath, Ariane et Hugo, nous sommes allés au marché qui a lieu tous les samedis matins à côté de Fort Greene Park. Ensuite, nous avons rejoint Alex, Nico et Anne-Sophie dans la cour du restaurant Lola pour un genre de « boozy » brunch (les mimosas n’étaient pas illimités cependant, mais c’était 2 pour 1 alors on en a profité). Le repas était excellent et il faisait très beau alors on est resté un bon moment sur la terrasse.

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Ensuite, nous avons pris le métro pour nous rendre à Coney Island, car j’avais comme plan de tourner un petit film pendant que Nico et Alex (avec qui j’avais travaillé à l’Université Sainte-Anne en 2012 pour la vidéo souvenir) étaient de passage. C’était une sorte de réunion et Nico avait même apporté du matériel alors on en a profité. On a demandé à un touriste de prendre une photo de groupe, mais visiblement c’était très complexe et voici la seule photo qu’il a réussi à prendre, un mauvais timing pour Ariane malheureusement…!

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En soirée, je suis allé au Brooklyn Night Bazaar avec Cath et Ariane. C’est une sorte d’entrepôt où, chaque vendredi et samedi soir, il y a de la musique live et plein de kiosques variés. On y trouve de la bouffe (j’ai d’ailleurs mangé de la crème glacée au gâteau à la vanille qui était incroyable), mais aussi des vêtements, des bijoux, des lampes et plein de trucs hipsters (on est à Williamsburg après tout, quoique c’est en train de changer). Il y a beaucoup de produits made in NYC pour l’Homme moderne (genre des peignes à moustache, des bracelets en cuir, des chandelles parfumées à l’épinette et d’autres trucs ben hip). Après notre passage au bazar, nous avons rejoint les autres pas très loin, et nous avons marché sur la rue Bedford en quête d’un bar. Notre choix s’est finalement arrêté sur Biblio. Alex, Nico et Anne-So ont pris un taxi pour rentrer, et nous avons pris le métro, mais nous avons attendu la G pendant vraiment longtemps, donc nous sommes arrivés environ 40 minutes après eux… mais on a quand même eu du beau plaisir.

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Le dimanche matin, Ariane, Cath et moi avons marché jusqu’au parc à côté du pont de Brooklyn. Nous avons ensuite décidé de traverser ledit pont, même si c’était pas mal venteux et qu’il y avait une course de vélo dans les 5 boroughs qui bloquait une rue à l’entrée. Nous sommes passés devant le World Trade Center et la Freedom Tower, le nouveau monument qui fusionne les 2 tours de jadis, mais qui est encore plus grand. Juste à côté, il y a le très populaire magasin Century21, qui est une sorte de Winners mais en plus grand et avec des trucs ben fashion. On n’a cependant rien acheté. Les filles sont ensuite allées à Central Park, et j’ai rejoint mes amis Français (maintenant Torontois) dans Chelsea. On a mangé une immense pointe de Pizza pendant qu’il pleuvait, puis on s’est rendus à Times Square et à la bibliothèque publique sous la pluie. On voulait aller sur un rooftop bar, et j’ai proposé The Press Lounge dans Hell’s Kitchen. On s’y rend (c’est une bonne marche car il n’y a pas de métro à proximité), et je texte Renée, Alex et Megan pour qu’on s’y rejoigne, mais on se fait dire que c’est fermé pour un événement privé… Finalement, on décide de traverser l’île pour se rendre à Williamsburg, au Wythe Hotel. La vue est vraiment superbe. On a pris un verre, puis Renée nous a fait découvrir Radagast Hall & Biergarten, un endroit magique où on grille le burger de ton choix devant toi et où il y a un bar à moutarde. Ça c’est une bonne façon de terminer la semaine.

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Le lendemain matin, les filles sont parties tôt pour aller prendre le train. J’ai pris un café avec Nico et Anne-So une dernière fois avant leur départ, chez Cammareri près de chez moi.

Puis la semaine a passé très rapidement. J’ai profité d’une journée ensoleillée pour aller me promener à Manhattan et jouer les touristes une dernière fois. Depuis mon arrivée ici, je n’étais pas encore allé faire un tour à Central Park. J’ai donc remédié à la situation. Ce soir, j’ai organisé une soirée Whisky et Old Fashioned à l’appart avec quelques amis. Demain, il annonce vraiment très beau, donc je prendrai peut-être ma fidèle Honda pour aller sur le bord de l’eau, à la plage ou sur la Gold Cost de Long Island, histoire de croiser des nostalgiques du jazz age, sans doute costumés en Gatsby le magnifique.

Place aux festivités

Les derniers jours ont été bien festifs.

J’ai maintenant 30 ans ; j’ai le droit d’avoir un attaché-case en cuir (merci pour le cadeau de fête!)

Mon périple à New York tire malheureusement à sa fin. Je tenterai, dans ce billet, de relever les hauts faits des dernières semaines. Je dois cependant préciser que ceci est évidemment un condensé ; en réalité, la plupart de mes journées sont plutôt banales et je passe beaucoup de temps à travailler à l’appart ou dans des cafés tout près (particulièrement Urban Vintage et Cammarerri). Par souci du lecteur, je me permet ici de faire plusieurs ellipses.

D’abord, parlons d’un sujet rassembleur : la météo. Aujourd’hui c’était froid et pluvieux. Mais, ponctuellement, on a pratiquement des journées d’été, sans l’humidité morbide caractéristique de NYC. J’ai donc pu nettoyer un peu la cour arrière et en profiter pour sortir Cooper à l’extérieur, avec son harnais et sa laisse de chat. D’abord incertain, il a couru à l’intérieur, mais peu après il a pris ses aises.

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Les étudiants en Music Business à NYU doivent, pour un cours, organiser un vrai concert (comme si leurs frais de scolarité n’étaient pas suffisamment élevés, ils doivent de plus débourser pour organiser un tel événement… Make it rain, sti). Je suis allé en voir 2: le premier étant organisé par Hugo et son équipe à Cameo Gallery à Williamsburg et le second par son amie Cris. Avant le spectacle, avec Alex, Ross et Josh, des collègues de travail, nous sommes allés souper tout près, à Pâtes et traditions, un resto français où on a pu manger de très bonnes crêpes pour pas cher. Josh devait quitter pour aller enregistrer une de ses fameuses vidéos, mais Ross et Alex sont venus au spectacle. Au total, il y avait 4 bands qui jouaient. C’était une belle découverte, même si la setlist était un peu inégale. Vine Leaf et The Henri Millers sont 2 bands que j’ai retenus. 

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Du 16 au 27 avril, c’était le festival de cinéma de TriBeCa, dont l’un des membres fondateurs est Robert DeNiro. J’ai assisté à une classe de maître gratuite, le premier vendredi, intitulée The Art of Sound Design & Music. On y retrouvait Skip Lievsay, qui a travaillé sur plusieurs films des frères Coen et qui a gagné un Oscar pour Gravity, et Susan Jacobs, qui est Music Supervisor depuis plusieurs années et qui a entre autres travaillé sur Silver Linings Playbook et Short Cuts. Elle travaille en ce moment sur le prochain film de Jean-Marc Vallée (qu’elle appelle Jean-Marc Vallier pour une raison obscure). C’était très enrichissant et j’ai même osé prendre le micro pour balbutier une question moyennement claire. Pis c’est enregistré à quelque part.

Le même soir, Renée m’a invité à aller voir un film à Brooklyn Academy of Music. Il y avait une projection spéciale du film Tarnation de Jonathan Caouette, 10 ans après sa sortie. La salle était pleine et l’équipe du film était présente. Je n’avais jamais vu le film, mais Renée connait le réalisateur et certains membres de l’équipe. Après la projection, nous sommes allés prendre un verre au BAM café au 2e étage. C’est une salle superbe où il y a de la musique live les vendredis et samedis soirs. On est ensuite allés au bar de l’autre côté de la rue, invités par l’équipe du film. On y a passé tout le reste de la soirée, à discuter cinéma et c’était épique. Histoire de provoquer une mise en abyme, j’ai commandé un drink nommé “Brooklyn”. L’ambiance était bonne, car plusieurs personnes présentes ne s’étaient pas vues depuis plusieurs années. C’était, en quelque sorte, des retrouvailles. À un moment, John Cameron Mitchell, réalisateur et producteur, s’est assis avec nous et on a jasé film choral !

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Le dimanche, comme il faisait très beau, j’ai décidé de prendre ma voiture et sortir de la ville. Faut comprendre que depuis quelques semaines, j’ai seulement utilisé ma Honda pour la déplacer, une fois par semaine (le jeudi), d’un bord de la rue à l’autre. C’est d’ailleurs comme ça que je vois que les semaines passent. C’est la fin et le début d’un cycle magique. Bref, avec Hugo, on voulait aller faire de la randonnée à quelque part, et je me suis dit que tant qu’à aller en nature, pourquoi pas en profiter pour également visiter une autre ville de l’État de New York. C’est ainsi qu’on s’est ramassés à Sleepy Hollow, célèbre grâce à la légende de Washington Irving, qui a créé le personnage du cavalier sans tête (repris dans le film de Tim Burton et dans tant d’autres trucs). Évidemment, le village en profite pour capitaliser sur la légende, et apparemment qu’à l’Halloween, c’est un endroit à découvrir. Le cavalier sans tête y est à l’honneur, même sur les pancartes des noms de rues. 

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J’ai stationné la voiture au manoir Philipsburg, qui était fermé, puis on a marché dans les environs. On s’est promenés longuement dans le cimetière, qui est impressionnant, mais comme on avait très faim, on a abandonné l’idée d’aller en randonnée dans le sentier tout près (et voyant la horde de new-yorkais enthousiastes, en quête d’évasion, marcher en file indienne, on peut oublier la quiétude). On s’est plutôt rendus dans le village voisin, Tarrytown, où j’ai mangé de la moussaka dans un resto grec. J’ai ensuite pris ma première crème glacée de l’année 2014, dans un bar à crème glacée tout près. Tarrytown est vraiment un village agréable, plus que Sleepy Hollow à mon avis, et on y retrouve le manoir de Lyndhurst, dont l’extérieur a servi pour 2 films (1969 et 1971) de la série “Dark Shadows”. 

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La fin de semaine suivante il faisait encore très beau, et, m’a-t-on assuré, si on n’est pas à Washington au printemps pour voir les cerisiers, il faut aller au jardin botanique de Brooklyn. De plus, je voulais aller voir le festival japonais qui devait y avoir lieu cette même fin de semaine. On s’y est rendu à pied, et une fois sur place, je réalise que je m’étais trompé de fin de semaine et qu’il n’y a pas de festival… Tant pis, on paye quand même pour aller se promener sur le site. Ce n’est pas le meilleur moment pour y aller, car plusieurs trucs n’avaient pas encore éclos, mais le jardin était tout de même plein à craquer et il y avait, entre autres, des magnolias par centaines, comme dirait Claude François. Il y a aussi plusieurs serres thématiques (forêt équatoriale, désert…). Ensuite, pour dîner, on a marché jusqu’à la douteuse et redoutable Church Avenue, car j’avais vu un resto végétarien bien côté sur Yelp. C’était une genre de cantine et on en a eu pour notre argent ! 

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Le mercredi 23 avril, c’était mon anniversaire. Je suis allé “au travail” et ça adonnait qu’il y avait un gâteau pour les fêtés du mois d’avril. En soirée, avec Alex, Jessie et Hugo, on est allés souper au resto végétarien coréen Hangawi, sur la 32e rue. J’ai mangé le prix fixe menu, qui était vraiment incroyable. On n’arrêtait pas de m’apporter de nouveaux plats recherchés, avec une texture et un goût fort appréciables. J’étais comblé. Nous nous sommes ensuite rendus à un célèbre rooftop bar, 230 Fifth, où d’autres amis nous ont rejoints pour célébrer mon anniversaire. Le plan était de profiter de la vue incroyable et de s’installer sur le toît, mais comme il ventait furieusement et que c’était plutôt frais, on a passé pas mal toute la soirée à l’intérieur (qui est quand même très bien, et on a aussi une bonne vue). 

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Le lendemain, j’ai pris ma voiture pour me rendre à Québec, car les festivités n’étaient pas terminées. Vendredi (après avoir mis mes pneus d’été), je me suis rendu chez Evelyne et Martin à Deschambault pour un party surprise avec des amis. Nous baignions dans l’élégance et la décadence. Le lendemain soir, j’ai soupé à l’appart avec Catherine et Ariane, puis on est allés aux Salons d’Edgar rejoindre d’autres amis, où on a aussi fêté Ariane, car c’était son anniversaire. Le lendemain soir, j’ai soupé chez mes parents et plusieurs membres de ma famille m’ont fait une surprise en débarquant en soirée ! Et il y avait peut-être même un clown…

Après autant de festivités, je suis retourné à New York lundi matin, subissant une autre aventure aux douanes. Me considérant sans doute l’indésirable numéro 1, le douanier n’a pas accepté que je prolonge la durée de mon séjour jusqu’au début juin, même si, en théorie, c’est possible…

Mais au moins j’ai souri lorsque j’ai vu, en chemin, un village appelé Hungry Hollow.

Le printemps commence bien

C’est enfin le printemps. Et pas un printemps boueux, pluvieux et froid (du moins, la plupart du temps). Il fait beau, chaud (mais pas trop, le fond de l’air est juste assez frais) et les New-yorkais envahissent les rues, les terrasses et les parcs. 

On a nettoyé une partie de notre cour arrière. Peut-être même qu’on pourra faire un BBQ bientôt. Je vais aussi tenter de sortir Cooper à l’extérieur – avec sa laisse et son harnais de chat – pour qu’il puisse toiser les écureuils et les oiseaux de plus près. Quoiqu’avec le nombre imposant d’écureuils dans le coin – sans doute organisés en gang de rue – je suis pas mal certain que Coop va se faire attaquer. Fort Greene Park est leur repaire. Ils préparent de la bagosse pendant l’hiver et volent les téléphones intelligents des touristes égarés à Brooklyn qu’ils revendent sur Ebay. 

Les deux dernières semaines ont été assez chargées. Mon projet de thèse prend forme de plus en plus, j’ai rencontré des professeurs avec qui j’ai eu de bonnes discussions, et j’ai même eu de la visite de quelques anciens collègues et amis de Sainte-Anne. 

D’abord, Luc est venu passer quelques jours à New York avec 2 amies. Avec Renée, Alex et Megan (que je rencontrais pour la première fois et qui fait un doctorat en cinéma à NYU avec le même prof qui me supervise ici), nous sommes allés bruncher à Williamsburg, dans l’excellent resto The Lighthouse. La même semaine, avec des collègues du travail d’Alex, nous sommes sortis à 2 reprises. On se rappellera notamment d’une soirée où notre groupe s’est déplacé de bar en bar, de taxi en taxi (un total de 4 dans la même soirée), pour finalement aboutir à Pianos, dans le Lower East Side. Un autre soir, pour la fête d’une collègue, nous sommes allés dans un bierhaus allemand, où nous avons pris des shooters fixés sur des vieux skis pendant que la serveuse sonnait une cloche à vache. Classy.

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Dimanche dernier, mon amie Noémie était de passage à New York. Avant son vol, nous sommes allés bruncher (bis) avec Renée au resto Maggie Brown près de chez moi. J’aime bruncher. Et d’ici mon départ, je veux essayer un boozy brunch, d’où tu ressors un peu feeling mais bien heureux et prêt à passer un bon dimanche.

Je me suis aussi dit, tant qu’à être à New York, pourquoi ne pas aller au Metropolitan Opera… De un je n’ai jamais vu d’opéra de ma vie, et de deux, tant qu’à y aller, pourquoi pas le Met… J’avais entendu parler d’un programme appelé “Rush tickets”. Quelques théâtres font ça. Ce sont des billets qu’on peut se procurer la journée même du spectacle, en faisant la file et en espérant qu’il en reste. Pour le Met, c’est très populaire. Le Box office ouvre à 17:30, mais dès 14h-15h, des gens font la file. 150 billets sont disponibles, dans la section “Orchestra”, pour 20$. Ça part très vite. Je suis arrivé vers 15:30 et j’ai attendu 2 heures dans le parking du Met. Il n’y a pas de membre du personnel qui organise la file, mais plutôt plusieurs habitués qui s’assurent qu’on respecte l’ordre. Ils comptent le nombre de personnes, gèrent les pauses pipi et les pauses café… c’est une logique interne que j’ai trouvé bien particulière, mais qui fonctionne. Au final, j’ai réussi à avoir 2 billets (le maximum permis pour une personne) pour le soir même, où on présentait Madama Butterfly. Pour une première expérience, c’était impressionnant.

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Le lendemain, je suis allé me faire couper les cheveux dans un authentique barber shop tout près de chez moi, appellé “Miracles barber shop”. C’est pas cher et ils m’ont même taillé la barbe. Ça fait changement des salons de coiffure à 60$ et + qu’on trouve partout dans le coin. Pendant que j’attendais, des infirmières de Brooklyn Hospital m’ont demandé si je voulais vérifier ma pression et mon taux de glucose. Ça adonnait qu’elles avaient installé un kiosque à cet endroit cette journée-là… j’ai dit oui et tout est bien beau ! 

Mon ami Tristan étant de passage à NYC, nous avons passé le début de la soirée avec Renée aux “Russian and Turkish Baths”. Première expérience en ce qui me concerne. Renée, en tant qu’habituée, nous trainait de salle en salle, passant d’un sauna sec à une pièce humide, tous plus chauds les uns que les autres. Je ne pensais pas qu’il était possible de transpirer autant et de partout, même du dessus des main. Nous sommes allés dans un genre de sauna russe, où les murs de pierre dégagent une chaleur intense. Vaut mieux rester assis sur les marches du bas, car même quand on se tient debout, on sent une bonne différence de température. De temps en temps, on se versait un seau d’eau froide sur la tête. Dans un coin, quelqu’un se faisait fouetter par des feuilles de chêne. On nous proposait constamment des massages et autres traitements très chers qu’on refusait poliment. Après le sauna russe, la tradition veut qu’on plonge dans la piscine glacée. Renée et moi l’avons fait, mais c’était un peu trop intense pour moi et j’ai dû prendre un moment pour m’en remettre ! Au final, j’était très détendu par contre. On a mangé une bouchée dans la petite cafétéria, où un russe très enthousiaste nous parlait avec un fort accent et une familiarité rarement vue ici. Il était certain que j’étais européen ! Bref, du beau plaisir. Ensuite, nous sommes allés voir l’excellent documentaire Jodorowski’s Dune au Film Forum. Après, Tristan et moi avons rejoint Alex et Hugo à Putnam’s, histoire de finir la soirée autour d’une bière et d’un mac and cheese (Tristan s’attendait à recevoir un burger… on apprend tous les jours!)

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Le lendemain, je suis allé voir le spectacle de Caitlin Mahoney, une amie d’Hugo, à Rockwood Music Hall. Le même soir, je me suis rendu chez Renée, où étaient déjà Alex, Tristan et deux de ses amis en visite. Nous sommes allés manger chez El Diablo Tacos (un camion à Tacos dans une cour derrière un bar). C’était délicieux et fort festif comme endroit.

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Samedi, pour l’anniversaire de Jacki, une amie rencontrée à Thanksgiving, je suis allé au Boat Basin Café en après-midi, dans l’Upper West Side, à côté de Husdon River. Il faisait très beau et l’endroit était plein de gens qui voulaient prendre un verre au soleil.

Le printemps commence bien. 

Un vrai New-yorkais (ou presque…pas tant finalement)

Ça fait déjà 2 mois et demi que j’habite à Brooklyn. 

Comme dirait l’autre, le temps passe vite. 

Le printemps s’installe tranquillement, très tranquillement. Mais au moins il n’y a plus de neige depuis quelques semaines, même si nous avons eu quelques flocons la semaine dernière (je sais, je sais, au Québec, y en a de la neige…PIS PAS MAL PLUS QU’À NEW YORK !) 

Depuis mon dernier billet sur ce site, je ne suis pas sorti des États-Unis, ce qui veut dire que c’est mon plus long séjour (à ce jour). Ce qui est bien, quand on habite ici, c’est qu’on n’a pas besoin de se promener avec un gros sac à dos, une caméra et un air de touriste permanent. Je me fais (un peu) moins agresser par les vendeurs de billets pour l’Empire State Building quand je marche sur la 34e rue. C’est peut-être ça le miracle, au fond…

Je travaille sur mon projet de thèse un peu chaque jour, et parfois je me réveille brusquement la nuit et j’écris une idée avant qu’elle ne s’en aille. Je suis intense comme ça. Je donne aussi un coup de main ponctuel (bénévole, bien sûr) à Imagine Easy Solutions, où travaille mon amie Alex, car ça me fait sortir de chez moi et ça me permet de rencontrer du monde sympathique. Il y a souvent des happy hour organisés – la plupart du temps au Slattery’s Midtown Pub – et c’est bien festif. Sur la photo, on voit d’ailleurs Alex et moi sur le point d’aller dans le métro vers Brooklyn après un happy hour le jour de la St. Patrick. Aucunement touristes, nous sommes. 

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J’ai aussi découvert la librairie la plus cool à Manhattan, Strand Bookstore, tout près du toujours achalandé Union Square. C’est immense et il y a autant de livres neufs qu’usagés, à bon prix. On met même des échelles à la disposition des clients tant il y a des livres partout. On peut facilement y passer un après-midi. 

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À Manhattan, il y a des parcs un peu partout, la plupart du temps appelés des “Square” (et non ils ne sont pas aux dattes…AHAHAHHAHAHAHAHAHHHAHHAA tape sur la cuisse!). Un jour où il faisait particulièrement doux, j’ai marché du Washington Square Park (au coeur de NYU), en passant par Union Square, pour me rendre jusqu’à Madison Square Park. J’aurais pu continuer jusqu’à Bryant Park (pas un square mais ça aurait bien pu car ça en a la forme), juste derrière NYC Public Library, mais je suis souvent rendu là alors j’ai décidé de ne pas y aller. En se rendant à Madison Square Park, on passe à côté de mon bâtiment préféré, le Flatiron Building. Dieu que ça a de la gueule !

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La semaine dernière, je suis aussi allé travailler à la bibliothèque publique de Brooklyn, en haut de l’immense Prospect Park. Bien que l’extérieur ressemble étrangement à un temple égyptien, l’intérieur est plutôt style années 60 et jamais vraiment rafraîchi… Don’t judge a book by its cover! (Ben oui, je parle anglais). Ce qui est bien, par contre, c’est qu’ils venaient d’ouvrir un stand de tartes de Four & Twenty Blackbirds, qui est réputé… J’en ai peut-être mangé une.

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Il y a deux semaines, avec Hugo et Jessie, nous avons passé le weekend à Washington D.C., dans la capitale. On est partis dans ma rutilante Honda Fit (mais ça coûte cher car il y a beaucoup de toll roads). Je n’y étais jamais allé et j’ai franchement apprécié. De un, le métro est de loin plus cool que celui de New York, avec des lumières rouges sur le sol qui flashent quand un train arrive. C’est beaucoup plus propre aussi. En fait, n’importe quel métro dans le monde est probablement plus propre et moins glauque que celui de New York. Mais en même temps c’est ce qui en fait tout le charme j’imagine. À Washington, il faisait exceptionnellement beau, alors on a marché tout le samedi après-midi, de bâtiment en bâtiment. Maison Blanche – Washington Monument – War Memorial – Lincoln Memorial – Martin Luther King Memorial – Roosevelt Memorial – Jefferson Monument – The National Mall (un parc au centre des musées Smithsonian) – et finalement le Capitole. C’était une marche intense mais ça en valait la peine. On voulait visiter la maison blanche et le Capitole, mais il faut remplir un formulaire en ligne, adressé à son congressman (donc la Californie pour Hugo et Jessie). On l’a fait la veille car le voyage s’est décidé à la dernière minute…On n’a pas eu de réponse… Le samedi soir, on est allé souper à Jaleo, un resto espagnol délicieux mais un peu cher. On a mangé une paella végétarienne (ça tue le principe, vous me direz, mais c’était quand même bien bon). Le lendemain, on a brunché à Georgetown, avant de se rendre dans l’immense cimetière Arlington, puis on a repris la route vers New York. Avec quelques pauses ici et là on s’est rendu en un peu plus de 5 heures, ce qui est pas si mal.

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Le problème, à New York, c’est que les gens se foutent un peu de ta voiture (et de toi, accessoirement, mais ça c’est une autre histoire). Je laisse la mienne stationnée à Fort Greene, près de mon appartement, et récemment j’ai vu des marques sur mon bumper. Ce n’était qu’une question de temps, car quand on voit les bumpers des voitures ici, tous sont en mauvais état. C’est pour ça que j’avais demandé un Bumper Bully à Noël, mais c’est pas ben populaire au Québec on dirait. 

Je suis aussi allé voir un show du band Barnaby Bright à Rockwood Music Hall. Et jeudi dernier, bravant mon premier rhume de l’hiver, je suis allé à Splitty, tout près de chez moi, où il y avait quelques stand up comedians. C’était funné. Il y avait notamment Kristen Schaal, qu’on avait pu voir dans 30 Rock, et qui faisait des blagues de licorne.

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Vendredi après-midi, le Moving Image Museum, à Queens, était gratuit, alors je suis allé faire un tour…!

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Bref, du beau plaisir de qualité. À suivre.

Back in business

Après avoir brièvement parcouru une infime mais combien appréciable partie de la Belgique et de la France, me voici de retour à Brooklyn. En fait, depuis mon retour, je suis aussi passé par Québec, ville champêtre néo-française. J’ai arpenté les vieilles rues pavées, mangé une authentique poutine et marché sur la terrasse du château, où réside le roi de Québec. Tout aussi émouvant, sinon plus, que Fontainebleau. Et maintenant, je suis de retour – pour un bon moment – sur la rue Myrtle, artère commerciale où le meilleur côtoie le pire, où le sublime ne va pas sans le grotesque ; bref, il s’agit d’une métaphore la ville de New York au grand complet. 

Depuis mon retour, j’ai quelque peu progressé dans mes recherches. Jeudi dernier, j’ai rencontré un professeur à NYU avec qui j’ai eu une bonne discussion, et j’espère en avoir d’autres dans les prochaines semaines. Ensuite, je suis allé étudier à New York Public Library (la deuxième fois et certainement pas la dernière). Je suis conscient que c’est vraiment cliché, mais c’est un endroit étrangement calme considérant le nombre de touristes qui s’y immiscent, tâchant de prendre subrepticement des photos malgré les avis contraires. Mais une fois assis à l’une des grandes tables, entouré d’inconnus studieux, le climat est propice à la lecture (et au recueillement ?). Ça me fait sortir de mon appartement, et le lieu est vraiment superbe ; je ne peux m’empêcher de penser à Ghostbusters et à The Day After Tomorrow. Le soir venu, mon amie Alex avait un Happy Hour avec les gens de son travail. Comme c’était tout près d’où j’étais, je m’y suis rendu et on a passé une bonne soirée. J’ai ainsi pu déguster le drink du moment à Manhattan : le Pickleback. En gros, c’est un shooter de Whisky suivi d’un bon trait de jus de pickles. Ça semble louche, ce l’est, mais c’est bon. Et on en redemande. 

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Maintenant que j’ai ma passe de Métro mensuelle, j’utilise le MTA abondamment. Déjà, je vais assez régulièrement à Manhattan, où je me permets d’occasionnelles escapades touristiques. Je suis notamment passé par Grand Central Station, Times Square (j’y suis resté 1 minute et je suis reparti tant il y a du monde) et Rockefeller Center (où il y a le LEGO store, notamment). Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à l’émission 30 Rock. D’ailleurs, en marchant en ville, on tombe souvent sur des tournages. La semaine dernière, je déambulais dans le quartier Midtown, quand j’ai vu un troupeau de trailers, de camions et de personnes oeuvrant visiblement dans le monde “magique” de la télé. Après avoir dépassé le truck de la cantine (avec un repas chaud = le moral de l’équipe est bon, c’est ce que j’ai retenu de mes cours de cinéma), je tombe sur le lieu de tournage pour l’émission The Following avec Kevin Bacon. En gros, lui pis l’autre gars couraient pour entrer dans l’église. Comme dirait Ian Malcolm dans Jurassic Park, “Quand faut y aller, faut y aller”, sauf que là on ne parle pas des toilettes mais de la confesse. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas pu m’empêcher de prendre une photo. Comme quand tu vois Rihanna dans un American Apparel. Sauf que cette fois-là j’avais pas pris de photos, je m’étais gardé une certaine gêne. Mais curieusement, une armée de paparazzis juifs voulait absolument savoir quel type de bas-collants elle achetait. 

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Je trouve ça intéressant aussi de voir un peu partout, dans les restaurants et dans certains commerces, des affiches du genre : “Your business is welcome here”. Moi, consommateur, je daigne dépenser quelques dollars dans ta shop, faisant ainsi rouler l’économie de marché. Je me sentais important et magnanime après avoir acheté un sandwich à 6 $.

Autre anecdote : j’étais dû pour faire un changement d’huile sur ma voiture. J’ai cherché dans les environs de Fort Greene un garage qui ferait la job. Mon choix s’arrête sur un petit garage pas trop loin. C’est pas donné, mais le propriétaire, dans la fin vingtaine, après avoir sorti ma voiture, m’a fait un fist bump comme si on était les meilleurs buddies. De rien bro, je vais revenir ici pour faire rouler ta business ! 

Hier soir, avec Renée, je suis allé au Cobra Club dans Bushwick afin de voir un show de musique dans une salle de spectacle aussi grande que mon salon. Des amis de Renée y jouaient, alors je suis allé les encourager ! La veille, cependant, avec Hugo, Jessie et d’autres amis, on a passé une bonne partie de la soirée à Whiskey Town, où la musique 90’s côtoie les succès de l’heure. Du beau plaisir, même si ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un mal de tête comme ça le lendemain. J’y suis donc allé mollo sur l’alcool le lendemain soir. 

Ce soir, c’est les Oscars. Je vais essayer de patenter un truc pour voir la cérémonie à partir de chez moi, sinon y a un bar à côté qui organise un viewing party. 

À suivre…

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Parenthèse parisienne

Jeudi matin, j’arrive (à/sur) Paris. Je me rends chez des amis qui restent dans le 20e arrondissement. À partir de là, on se rend pas très loin, au cimetière du Père-Lachaise, que ne n’avais pas encore visité. C’est franchement impressionnant, même si on se sent toujours un peu nul de s’extasier devant la tombe de quelqu’un de célèbre…

Évidemment, c’était le seul moment où il pleuvait vraiment de tout mon voyage, mais ça ajoutait une atmosphère propice.

J’ai aussi constaté l’efficacité du métro de Paris et le luxe des stations, comparé au métro de New York, même si on m’a assuré que certaines stations étaient un peu louches… Mais bon, moi aussi je suis passé par Châtelet-les halles et j’ai trouvé ça ben correct !

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En après-midi, après avoir dîné dans une cantine japonaise, je me rends à l’Opéra Garnier, qui est d’un faste incroyable. C’est le lieu qui a en partie inspiré Gaston Leroux pour le fantôme de l’opéra (et le spectacle que j’ai vu à New York il y a de cela quelques semaines). Le grand escalier m’était donc familier, mais la damnée chanson MASQUERADE me revint en tête…

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Comme j’étais à côté des Galeries Lafayette et que je n’y étais jamais allé, j’en ai profité pour aller y faire un tour. Décidément, je suis un touriste en puissance. Au moins, c’était les soldes, alors j’ai pu m’acheter des souliers, en remplacement de ceux qui étaient troués et complètement trempés. En soirée, avec mes amis, on a mangé un combo libanais-marocain fait maison, et c’était savoureux (ce voyage est franchement gastronomique).

Le lendemain, je me suis rendu à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III, où la première partie de mon colloque avait lieu, en après-midi. Le soir, je me rends à ma nouvelle résidence (il fait bon d’avoir des amis comme ça en Europe), dans le 3e arrondissement, chez Anne et Raph. On a pris un verre dans un bar pas loin, puis on a mangé des fallafels. En marchant dans le coin, on est allé au centre Pompidou, où on a passé un bon moment dans la librairie. Ensuite, Raph et moi avons marché le long de la Seine et on a même tenté de regarder furtivement à l’intérieur du jadis luxueux magasin la Samaritaine, abandonné depuis quelques années, et auréolé d’un voile de mystère pour les Parisiens (Leos Carax a sans doute fait plusieurs jaloux en y filmant Holy Motors). De retour à l’appart, je révise ma communication et remanie légèrement mon PowerPoint.

Le lendemain, j’ai passé la journée à l’Université, car c’était la deuxième et dernière partie du colloque. À 11h30, c’était à mon tour. Je crois avoir donné une communication intéressante, d’après les échos entendus dans les couloirs et les antichambres. Raphaël était d’ailleurs des rares «chanceux» qui a pu m’entendre parler pendant 30 minutes de l’interactivité dans les fictions hypermédiatiques et dans le cinéma choral.

J’avais un beau PowerPoint, avec des extraits de film pis toute…

En soirée, on est allé manger dans un bistro français à ma demande, puis, avec Emmanuel, le frère d’Anne, on se rend au cinéma Beaubourg MK2 pour voir le film Nymphomaniac volume 1, de Lars Von Trier, car il ne sortira pas en Amérique avant la fin mars. Quelle primeur ! Ma critique suivra sur le Quatre Trois…

Le dimanche, c’était vraiment ma journée de congé, car le colloque était passé. Damien nous a rejoint et nous sommes allés dans le 13e arrondissement, pour assister au défilé du Nouvel an chinois (une semaine en retard, mais bon…). Emmanuel nous rejoint, et on a remonté les arrondissements, en passant par la rue Mouffetard, dans le 5e, que je connaissais car j’avais déjà habité dans le coin lors de mon précédent voyage à Paris, en 2007.

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En fin d’après-midi, on est arrivés (enfin) au salon de thé Ladurée où, m’a-t-on assuré, on retrouve les meilleurs macarons de Paris. Nous étions dans la succursale rue Bonaparte et il y avait beaucoup de gens. Mais l’attente en vaut le coup. Lors d’un prochain voyage, j’essaierai d’autres endroits et ferai mon top 10 macarons. Nous sommes ensuite repassés devant Notre-Dame, qu’on a visitée rapidement, avant de retourner à l’appart. Comme c’était l’anniversaire de Raph, on a cuisiné du risotto et bu du bon vin et du champagne (si seulement les prix au Canada étaient les mêmes qu’ici…). Le lendemain, je quittais Paris pour New York, la tête pleine de bons souvenirs et la valise pleine de camembert.

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QUE DE POÉSIE !